Débat contradictoire préparé : « Can one be a citizen of the world ? »

1) Déroulement de la séquence

Il s’agissait d’entraîner les élèves à la problématisation et à la recherche d’arguments sur un sujet donné : exercice classique de méthodologie pour la dissertation.

Reprenant cette idée, avec ma collègue d’anglais nous avons trouvé là l’occasion d’une séquence de deux heures où, à la manière d’une "debating society", deux équipes d’élèves s’efforceraient non seulement de défendre une thèse / une antithèse qu’ils n’auraient pas choisie, mais aussi de répondre avec à-propos aux arguments de la partie adverse, selon les règles exigeantes de la dispute philosophique.

Le sujet leur ayant été soumis une semaine à l’avance : [violet]"can one be a citizen of the world ?"[/violet] (en référence à Épictète, Entretiens, II, 10 ), les élèves ont été partagés en deux groupes avec pour consigne de trouver chez eux des arguments, chacun devant défendre ou la ’thèse’ [violet](it is neither possible nor desirable for us to be a citizen of the world)[/violet] ou ’l’antithèse’ [violet](it is possible, even desirable to be a citizen of the world.)[/violet].

Ils ont pu au début de la première heure (30 mn environ) mettre en commun leurs idées, à l’écrit et en anglais directement, par petits groupes. Passant dans les rangs, le professeur à invité à approfondir une idée ou un exemple, relancé la réflexion par des suggestions ou des références, etc. Après ce travail par groupe, les tables ont été disposées face à face et nous sommes passés à l’échange ([rouge]durée : prévoir 1h minimum[/rouge]).

Ma collègue anglisciste les y avait de son côté préparés, travaillant avec eux le vocabulaire de l’argumentation, les connecteurs logiques, le champ lexical de la politique et de la citoyenneté (voir document ci-dessous).

Nota bene : la règle du ’debate’ suppose que dans chaque groupe tour à tour un ou une élève propose de répondre à l’argumentation opposée par des arguments appropriés et adaptés à celle-ci. Le professeur de philosophie doit donc souvent intervenir en anglais pour désigner l’élève qui dans chaque groupe peut prendre la parole, pour demander un éclaircissement, poser une question, relancer la dicussion, etc. Quelques pistes pour la réflexion du professeur :

PISTES POUR LA RÉFLEXION : fichier Word (.doc)

2) Préparation et glossaire pour le cours d’anglais (C. Brochard)

Ont été particulièrement travaillé en cours de langue :

- les connecteurs logiques / mots de liaison (I think [bleu]therefore[/bleu] I am)

- la prononciation (rapide révision de l’alphabet phonétique) des noms grecs imprononçables en anglais.

- une vidéo portant sur un débat dans une école indienne dont le thème était : "Westernisation and urbanisation have led to the degradation and erosion of moral, religious, social and cultural values [in India]" (vidéo issue d’une émission de télé-réalité intitulée « The world’s strictest parents », sur BBC3)
les élèves ont relevé :
 - les arguments, 
 - la forme du débat ’à l’anglo-saxonne’ 

- ont été introduits quelques mots de vocabulaire évoqués auparavant, et dont les élèves risquaient d’avoir besoin pour le débat.

GLOSSAIRE POUR LE DÉBAT : fichier Word (.doc)

3) Synthèse de la dispute donnée aux élèves

Les arguments échangés ont été notés par quelques élèves (non participants) et par le professeur d’anglais, présent ce jour-là.L’ensemble a été reporté dans un tableau, avec des propositions du professeur d’anglais pour améliorer la formulation, et une synthèse finale fut transmise aux élèves (voir document ci-dessous).

TABLEAU DES ARGUMENTS : ’CAN ONE BE A CITIZEN OF THE WORLD ?’ fichier Word (.doc)

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